Les remboursements dentaires

En plus d’une excellente hygiène bucco-dentaire, il faut aller chez le dentiste au moins une fois par an pour un contrôle. Mais souvent, les gens hésitent à voir le dentiste, car cela peut parfois coûter cher. Les soins offerts sont multiples mais ils sont souvent mal remboursés par les assurances, ce qui amène à l’abandon des traitements nécessaires. En effet, il faut bien se renseigner avant tout traitement pour éviter les mauvaises surprises, les arnaques et mieux se préparer face aux dépenses.

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Les remboursements dentaires en général

Trouver une mutuelle dentairePour les assurances, les remboursements des soins dentaires sont classés en deux catégories : les soins conservateurs et les soins chirurgicaux. Ils sont remboursés à hauteur de 70 % sur la base fixée comme tarif conventionnel. La différence est que pour la première catégorie qui comprend le détartrage et le traitement d’une carie, le remboursement se rapproche de la valeur réelle du traitement, contrairement à la deuxième catégorie. Dans certains cas, votre dentiste devrait vous prévenir car les dépassements d’honoraires ne sont pas remboursés. Depuis 2007, les extractions simples sont partiellement prises en charge pour les personnes âgées de plus de 66 ans. Depuis mai 2009, les enfants de moins de 18 ans bénéficient de la gratuité des soins dentaires, excluant l’orthodontie, dès qu’ils se soignent chez un dentiste conventionné. En effet, dans ce cas-là, la gratuité signifie le remboursement intégral du montant de la facture. Les soins esthétiques, tels que la pose de facette et la pose des implants ne sont généralement pas remboursés.

En savoir plus sur le remboursement des soins dentaires.

 

Couronne, inlay, bridge… Qu’est-ce que c’est ?

Pour une carie, il faut nettoyer la cavité formée, la désinfecter et la combler. Dans la dernière étape, le patient a le choix entre le plombage traditionnel et l’amalgame de ciment composite, plus esthétique. Le dentiste peut également préférer un inlay, qui est un petit bloc moulé sur l’empreinte de la dent cariée et qui peut être en or, en composite ou en céramique. Ces trois méthodes sont toutes remboursées à même hauteur de 70 % sur des prix plutôt variés selon les faces traitées.

Si la carie n’est pas seulement de surface et que la pulpe est atteinte, la dent doit subir une dévitalisation. Elle sera alors assez fragile et pourra être recouverte d’une couronne moulée sur empreinte. La base prise par l’assurance pour une couronne tourne autour des 110 euros, ce qui donne 75 euros de remboursement, alors que le prix réel minimale de l’intervention est de plus de 300 euros, et peut atteindre jusqu’à plus de 900 euros. Si la partie de la dent à la surface est détruite, il faut la remplacer avec une nouvelle dent dite à pivot, qui est en fait un moignon, recouvert d’une couronne. Cette opération est remboursée au même titre qu’une couronne. Le patient peut aussi se faire poser un bridge, qui est une sorte de prothèse s’appuyant sur les dents voisines. Le bridge est pris en charge comme équivalent à deux couronnes, car la dent à remplacer n’est pas considérée, soit un remboursement bien loin du prix réel qui est assez onéreux.

En savoir plus sur le remboursement des bridges et des prothèses dentaires.

Quid des prothèses et de l’orthodontie ?

Avant toute opération, le dentiste se doit d’expliquer clairement l’importance de la prothèse dentaire et justifier le devis dans lequel le traitement devra être décrit, les matériaux utilisés devront être détaillés, le prix des honoraires et la partie remboursée par l’assurance devront être marqués. En général, les prix remboursés pour les prothèses dentaires varient en fonction du nombre de dents compris. Mais pour un appareil complet, la base du remboursement est de 174 euros alors que la facture peut coûter jusqu’à plus de 2 500 euros. Le remplacement d’une prothèse, si elle ne convient plus au patient, est pris en charge par la Sécurité Sociale.

Dans le cas de l’orthodontie, les traitements sont remboursés, toujours à 70 %, mais sur des bases beaucoup moins élevées que le tarif réel, comme pour le remboursement des prothèses. Cela n’est toutefois pas automatique et deux conditions doivent être remplies : commencer les soins avant d’avoir 16 ans et avoir l’accord de son assurance maladie. Le dentiste devra également donner au patient un devis bien détaillé. Les tarifs pratiqués pour ces opérations varient largement car ils n’ont pas de convention commune mais sont entièrement déterminés par les praticiens.

En savoir plus sur le remboursement de l’orthodontie et des implants dentaires.